mercredi 10 février 2016

Trois semaines

Après avoir passé environ une heure à en préparer une nouvelle série, j'ai réalisé que j'ai actuellement plus de trois semaines de photos prêtes à la publication sur mon photoblog... Au vu de mon agenda de ces prochaines semaines, c'est un petit soulagement de me dire que je ne vais pas avoir à me demander Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir choisir de publier... pendant un certain temps. :-)

mardi 9 février 2016

Au pire, ça se passe mal...

Il arrive sur scène, débouche une bouteille de whisky, remplit une quinzaine de verres à shot, vient se placer au centre d'un cercle de boules de papier... Et là commence un jeu à boire : pour chaque boule de papier qu'il n'arrive pas à lancer dans la poubelle, il doit boite un verre puis effectuer un salto arrière, .... et lancer la boule de papier suivante.

Dès ce début, une forte tension s'installe entre le danseur et le public. On est soulagés lorsque la boule atterrit dans la poubelle, et on prie pour qu'il ne rate pas son salto quand le lancé n'atteint pas la poubelle.

Une fois toutes les boules de papier lancées, il s'approche d'un des innombrables pièges à souris repartie sur la scène, et en le touchant légèrement du pied, nous fait comprendre qu'ils sont tous sous tension et n'attendent qu'un petit choc pour se déclencher. Il entreprend alors de se déplacer, tout en fermant les yeux, parmis tous ces pièges. Puis (et c'est là que cela devient sublime et que c'est la source de mon bonheur du jour) se met à danser. Une très belle danse, durant laquelle chaque spectateur retient son souffle de peur qu'un faux pas déclenche l'un des pièges...

Et pour terminer avec une petite couche de plus de tension, il s'attaque au jeu du couteau. Vous savez, ce jeu où l'on doit planter un couteau entre chaque doigt le plus vite possible. Petit détail tensiogène : il le pratique tout en regardant fixement le public, et si un membre du public détourne le regard, il interpelle le spectateur et lui fait comprendre qu'il doit regarder ce qui se passe sur scène...

Tout se joue sur un fil, tout au long du spectacle, et le spectateur est tenu en haleine de main de maître. On est toujours sur la limite, à craindre le pire (Au pire, ça se passe mal., et du coup on entre complètement en empathie avec le danseur. J'ai vraiment beaucoup aimé, et je pense que je vais essayer de garder un œil sur la carrière de ce jeune danseur...

Take care of yourself, de et par Marc Oosterhoff, durant les quarts d'heure des Printemps de Sévelin.

lundi 8 février 2016

Sir Terry

Ce soir, j'attaque mon troisième livre en autant de jours... Je retrouve le plaisir de lire des textes sans images, des heures durant. Je pense que je le dois beaucoup à l'univers parodique, drôlastique et néanmoins cohérent de Sir Terry Pratchett. Mille mercis à lui !

Donc, après Men at Arms et Feet of Clay, ce soir c'est Jingo qui m'attend... puis une quarantaine d'autres ! :-)

vendredi 5 février 2016

Je danse parce que je me méfie des mots

Je danse parce que je me méfie des mots est un spectacle de danse de Kaori Ito pour deux danseurs : elle et son père Hiroshi. Le spectacle est une longue réflexion sur sa relation avec les cultures européenne et japonaise, et surtout sur sa relation avec son père, sculpteur de renom au Japon.

Le spectacle commence par une série d'interrogations : Pourquoi est-ce que je danse ?, Pourquoi est-ce qu'on envoie des SDFs travailler à Fukushima ?, Pourquoi est-ce qu'en Suisse tout est toujours propre ?, Pourquoi est-ce qu'on doit ouvrir un cadeau devant la personne qui nous l'a offert ?, etc. Puis Kaori se met à danser sa vie, depuis la naissance jusqu'à l'âge adulte. Pendant tout ce temps, son père l'observe, assis, sans esquisser le moindre mouvement. Puis elle s'assied, et il se lève... pour aller danser avec sa sculpture présente sur scène. Et petit à petit une interaction prend finalement place entre les deux...

C'est un spectacle extrêmement intime : tout tourne autour de leur relation... et l'on perçoit que cela n'a pas dû toujours être facile, mais qu'il y a quand même un lien fort de respect et d'amour entre eux (mais à la japonaise, donc sans rien exprimer). C'est beau, c'est intense, c'est un grand moment de théâtre et de danse... et c'est donc mon bonheur de ce jour. :-)

mercredi 3 février 2016

Rémanence

Ce matin, durant la phase de réveil avec le cerveau qui tourne en roue libre, j'ai repensé à deux des bonheurs de ces derniers jours : le café et k-dô. Et j'ai senti une douce chaleur commencer à rayonner de mon plexus solaire. Cette rémanence m'a accompagné toute la journée, et j'ai pu y puiser une certaine énergie qui m'a aidé à traverser la journée.

Au final, je crois qu'il faut que j'en retienne une chose : j'ai une chance énorme d'avoir des amis pareils ! Et ça, c'est un grand bonheur.

mardi 2 février 2016

La tragédie comique

C'est une pièce d'Yves Hunstad et Ève Bonfanti qui me fit beaucoup rire ce soir : La tragédie comique. Un seul en scène qui nous amène à réfléchir sur la dualité entre personnage et acteur...

Le personnage est protéiforme : il peut aussi bien être un microscope, qu'un cheval, ou toute une armée, ou même le Temps ! L'acteur, lui, est timide, réservé et peu sûr de lui. Mais l'un sans l'autre ne peut exister ; et c'est l'audace du personnage qui permet à l'acteur de se lancer sur scène.[1]

C'est un grand moment de rire, avec de vrais questionnements derrière... et emmené par une magnifique performance d'acteur. Gage d'une certaine qualité, cette pièce remporte un grand succès depuis bientôt trente ans !

Si vous en avez la possibilité, courez voir cette pièce, ainsi que les deux autres formant la Trilogie sur le théâtre des deux auteurs : Du vent... des fantômes (sur l'acte de mise en scène et des répétitions) et Au bord de l'eau (sur l'acte d'écriture d'une pièce).

Note

[1] Et l'air de rien, même avec le peu d'expérience d'improvisation que j'ai, j'ai déjà pris conscience que c'est l'assurance du personnage qui me permet de monter sur scène...

lundi 1 février 2016

K-dô

Le bonheur du jour, c'est l'annonce de mon futur cadeau d'anniversaire... C'est un cadeau qui me fera vraiment très très plaisir. Il me faut maintenant faire preuve de patience (c'est quand même dans plus de six mois) et je dois aussi organiser tout ce qu'il faut. Mais dès que la date sera fixée, je pense que je vais me mettre à compter combien-de-fois-il-reste-à-dormir avant le cadeau. :-)

La chose la plus importante au monde, c'est...

Hier

Ça commence par une craie géante qui écrit ces mots sur le rideau du fond de scène : La chose la plus importante au monde, c'est...

Puis survient une éponge, qui menace la craie et fini par effacer les mots. Les comédiens nous racontent (et jouent) alors à tour de rôle des contes tous plus originaux les uns que les autres : il y a ce prince un peu cabot qui refuse toute demande d'aide en provenance d'une princesse, mais n'hésite pas à partir en guerre avec son lance roquettes. Ou l'histoire du bonhomme de la bouteille de sirop. Ou encore ce crocodile qui s'échappe de la couverture d'un magazine sur les animaux. En passant par l'histoire tragique de ce mille-pattes voulant profiter de sa retraite pour enfin compter toutes ses pattes. Et il y a aussi cette jeune avalanche qui ne veut rien faire comme les autres... Et cette incroyable oie qui en a marre de l'expression Bête comme une oie... Enfin, des contes tous plus abracadabrants les uns que les autres, quoi...

C'est une magnifique mise en scène, avec quatre comédiens qui s'en donnent à cœur joie, et qui donne une impression de simplicité et de poésie magnifiques. Un vrai bonheur que ces Contes abracadabrants par la compagnie de L’éfrangeté, adaptés d'un texte de Franz Hohler.

Quant au titre de ce billet, si vous voulez savoir ce qu'est la chose la plus importante au monde... et bien il vous faudra aller voir la pièce ! Na !

samedi 30 janvier 2016

Le café

J'avais rédigé un billet pour le bonheur du jour. Oh, pas grand chose, juste une phrase... Mais au moment de la publication, j'ai commencé à m'interroger, à me demander si ce bonheur n'était pas trop intime pour être montré au reste du monde.

Après plusieurs heures et un peu de réflexion, c'est finalement l'intime qui a gagné face à l'extime. Vous devrez donc vous contenter du titre (que je n'ai pas changé) et de ce texte de remplacement[1]. Quant au contenu originel, je le réserve à mon bocal à bonheurs.

Note

[1] Ou de justification, je ne sais pas vraiment...

lundi 25 janvier 2016

Tranches de rires

Je retiens de cette journée deux tranches de rire... Il y a d'abord eu cette ancienne publicité pour une banque, vue sur le bonheur du jour de Gilsoub : c'était une autre époque ![1]

Et ensuite, il y a eu cette enfilade pour un bug sur Docker afin d'en préparer une version spéciale pour fonctionner sur l'OS souverain. Chauffe, Marcel ! (Trouvé via le blog de Daniel Glazman.)

Note

[1] Désolé, je n'ai pas trouvé comment inclure la vidéo en étant sur mobile...

dimanche 24 janvier 2016

Les spectateurs

Aujourd'hui

Depuis environ une année, j'ai de la peine à lire des bandes dessinées[1] : au bout d'une ou trois pages, je perds le fil, n'arrive plus à me concentrer et finis par me désintéresser de ce qui se déroule sous mes yeux.

Mais ce matin, il y en a eu une qui sut retenir toute mon attention : Les spectateurs de Victor Hussenot, aux éditions Gallimard BD. Je ne crois pas qu'il y ait une histoire en tant que telle dans cette bande dessinée, elle ressemble plus à une collection de poèmes zen ayant pour thématique les gens qui sont spectateurs de leur propre vie, ou de la vie d'autres personnes. Ce qui a particulièrement retenu mon attention, c'est la qualité des illustrations et leur mise en couleur à l'aquarelle. Il y a tout à la fois une intemporalité et une impermanence dans ces images : ce sont des instants volé, mais universels, tout un chacun peut s'y retrouver. Et l'aquarelle donne une légèreté à cela qui nous ramène au niveau de la poésie.

Couverture de Les Spectateurs, une bande dessinée de Victor Hussenot.

Immédiatement après la lecture, je me suis retrouvé à réouvrir le livre au hasard, afin de profiter à nouveau de ces belles images ; preuve qu'il s'agit bien là d'un petit bonheur. :-)

Note

[1] Ce qui est un gros changement pour moi, puisque j'en lisais jusque-là quatre à cinq cents par année.

Tenir salon

Hier

Les jours où je ne travaille pas, j'ai pour habitude d'aller prendre mon petit déjeuner toujours dans le même bistrot. À force, les gens de mon entourage l'ont appris et savent qu'ils peuvent m'y croiser. Du coup, certains d'entre eux en ont fait un rendez-vous quasi hebdomadaire ; d'autres passent occasionnellement.

Hier fut une matinée où ces deux catégories d'amis furent présentes. Mon petit déj' débuté à avant 9h s'est donc terminé après midi. Ce furent plusieurs moment d'amitié partagée, de chaleur, de sourires et de rires... Un petit moment de bonheur.

mercredi 20 janvier 2016

DésirS

DésirS est une pièce de la Compagnie AGP que j'ai eue le plaisir de voir aujourd'hui dans le super contexte du Midi, Théâtre ![1] Comme le titre le suggère, la thématique est évidemment le désir. On y voit les étapes clefs d'une relation : le premier contact, le passage à l'acte, le routinier... et la fin du désir.

Je pense que je vais particulièrement garder en mémoire le moment du passage à l'acte... une trouvaille de mise en scène transforme ce moment en un ballet où les deux comédiens sont constamment à s'attirer / se repousser, à tourner l'un autour de l'autre, pour finalement avoir un contact. Et tout cela sans jamais bouger leurs pieds ! :-) Ce qui m'a particulièrement marqué dans cette séquence, c'est de constater à quel point seulement l'expression du visage des comédiens change, et à quel point cela donne l'impression que leur personnage est une personne complètement différente.

Un très beau moment, avec une thématique traitée à la fois avec humour, sérieux, et légèreté. Le bonheur du midi. :-)

Note

[1] Des pièces prévues pour être jouées à midi, en une heure maximum, et où il est tenu compte du repas du public en même temps. Une très belle bulle d'oxygène dans une journée de travail !

mardi 19 janvier 2016

Manteau blanc

Aujourd'hui

J'adore ce plaisir très enfantin d'être le premier à marcher sur une belle couche de neige fraîchement tombée durant la nuit... une belle neige, bien fine, légère, poudreuse, immaculée... les sons qui sont étouffés... les volutes de neige soulevées du bord des voies par un train qui passe... c'est simplement beau et doux, à la fois pour les yeux et les oreilles. :-)

Moments de grâce

Hier

Il arrive parfois qu'une scène improvisée se passe bien : les improvisateurs sont sur la même longueur d'onde, leurs cerveaux fonctionnent à pleine vitesse, il n'y a pas d'interruptions gênantes dans le flot de paroles, tout roule, tout fonctionne... L'histoire est souvent évidemment abracadbrante, mais c'est justement ce qui fait le côté sympa et amusant de l'improvisation pour le spectateur. Arrive le moment où notre prof siffle la fin de la scène ; et il y a alors cet instant suspendu où les improvisateurs ayant joué la scène se regardent, réalisent l'incongruité de la situation qu'ils viennent d'inventer, se permettent enfin de décrocher et partent d'un grand éclat de rire franc.

Sinon, j'ai aussi beaucoup aimé jouer le professeur de poney d'obstacles ! :-D

dimanche 17 janvier 2016

Mésange sur fond neigeux

Aujourd'hui, ce fut l'observation d'une mésange bleue se promenant dans la neige sur mon balcon...

Oktobre

Oktobre, par la Compagnie Oktobre, est un très beau spectacle mêlant magie et arts circassiens. Et avec plein de moments où ce que les comédiens font sur scène est physiquement impossible. Par exemple, lorsqu'un des personnages jongle avec des balles, comment une balle peut-elle subitement se mettre à tomber au ralenti ? Ou comment est-ce qu'une trapéziste arrive à se tenir à son trapèze uniquement avec sa nuque ? Ou encore, comment est-ce possible d'applaudir avec ses omoplates ???

C'est un spectacle plein de très belles images, plein de virtuosité également, mais tout à l'air tellement simple et facile qu'on ne prend guère garde à cette virtuosité. Il y a aussi une belle part d'humour, d'absurde et d'auto-dérision, qui font de tout cela l'un de mes petits bonheurs du jour.

Pour vous convaincre (et ma mémoire), voici un extrait du spectacle, même si aucun des moments que je relate dans ce billet ne s'y retrouve :

Et l'après spectacle sous forme d'apéro avec une partie de ma famille et des amis fut un autre petit bonheur...

(Je pourrais aussi vous parler de caviar d'aubergines... mais je constate que les boheurs du jour que je relate céans tournent quand même souvent autour de la nourriture. Et je pense que le sujet reviendra une autre fois dans le courant de l'année. ;-) )

vendredi 15 janvier 2016

Le standard est trop rare

Aujourd'hui m'est arrivé quelque chose bien trop rare... alors que normalement cela devrait être mon quotidien. Du coup, c'est justement cette rareté qui fait que cet événement banal est promu au statut de bonheur du jour. Aujourd'hui, j'ai pu travailler toute la journée (quasi) sans interruption sur un seul projet. Cerise sur le gâteau : ce projet n'utilise pas des technologies vieilles de cinquante soixante[1] ans !

Autre petit bonheur : il neige... et c'est toujours aussi beau à regarder, la neige qui tombe...

Note

[1] Petite correction après vérification dans Wikipedia.

jeudi 14 janvier 2016

Lâche le personnage, Patrick !

Ahh, les Chiche Capon et leur LA 432. :-D

J'avais déjà vu ce spectacle il y a moins d'une année... mais la perspective d'une semaine peu motivante[1] au travail m'a convaincu d'acheter un billet pour les revoir ce soir. Et j'ai au moins autant rit ce soir que la première fois !

Décrire leur spectacle est difficile... Une chose est sure : si vous n'aimez pas l'humour absurde, passez votre chemin ! La troupe est composée de trois clowns[2], qui ressemblent à des échappés d'un hôpital psychiatrique croisés avec les Monty Python, et un musicien, qui a un peu le rôle du gardien de l'hôpital psychiatrique. Leur spectacle et leur texte partent dans tous les sens (et c'est ça qu'on aime) et leurs personnages sont (très) hauts en couleurs. Ils se lâchent, se font plaisir, et le public a lui aussi énormément de plaisir.

Si vous en avez l'occasion, et que l'absurde ne vous rebute pas, allez les voir !

C'est une planète... Aluminium
Minimum Maximum
Aluminium

Notes

[1] C'est un euphémisme !

[2] Je vous rassure, il n'y a pas de nez rouge, ni de maquillage.

mercredi 13 janvier 2016

It's time to wake up!

Ce matin, dû à je ne sais quelle manipulation inconsciente de ma part, mon réveil a été éteint avant même qu'il ne sonne. Résultat, j'ai eu le droit à une heure et quart de sommeil en plus. Que du bonheur ! :-)

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